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		<title>Quand les vautours approchent</title>
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		<description>Mario Fran&#231;a. L'homme aux dons prodigieux. Il peut tout. Entrer dans un appartement et recenser tout un catalogue d'odeurs d&#233;tect&#233;es par son nez &#171; en un centi&#232;me de seconde &#187;, deviner au seul contact d'une main toute la psychologie de son propri&#233;taire, trouver presque instantan&#233;ment la race d'un chien &#224; peine per&#231;u son premier aboiement, d&#233;sosser des gorilles mal intentionn&#233;s et trois fois plus costauds que lui, le ma&#238;tre du combat &#224; main nue &#224; la vivacit&#233; de (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_761 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH179/vautoursapprochent-f1dd8.jpg' width='120' height='179' alt=&quot;&quot; style='height:179px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Mario Fran&#231;a. L'homme aux dons prodigieux. Il peut tout. Entrer dans un appartement et recenser tout un catalogue d'odeurs d&#233;tect&#233;es par son nez &#171; en un centi&#232;me de seconde &#187;, deviner au seul contact d'une main toute la psychologie de son propri&#233;taire, trouver presque instantan&#233;ment la race d'un chien &#224; peine per&#231;u son premier aboiement, d&#233;sosser des gorilles mal intentionn&#233;s et trois fois plus costauds que lui, le ma&#238;tre du combat &#224; main nue &#224; la vivacit&#233; de l'&#233;clair, se servir de son corps pour autre chose, comme embobiner ses interlocuteurs tant il est expert en communication non verbale. Mais brisons l&#224;. Elle serait bien trop longue, la liste des qualit&#233;s incroyablissimes de Mario Fran&#231;a, le plus grand priv&#233; du monde, de Porto tout au moins o&#249; le bougre exerce. Mario Fran&#231;a, l&#233;gende vivante ou, quand la lucidit&#233; pointe son museau de rabat-joie, looser total. Mais looser magnifique, allez ! La cr&#233;ature de Miguel Miranda est &#233;videmment l'attrait principal de ce curieux roman. Mais pas le seul. Si sa lecture est aussi jubilatoire, c'est gr&#226;ce aux autres acolytes du s&#233;millant d&#233;tective &#8211; un cul-de-jatte, un ancien escroc orf&#232;vre, un collectionneur de serpents &#8211; et &#224; quelques concepts pas piqu&#233;s des hannetons comme le &#171; justela&#239;sme &#187;, typiquement portugais mais qui devrait faire &#233;cole. Miguel Miranda se r&#233;gale &#224; d&#233;caler le classique r&#233;cit de priv&#233;, avec &#233;nigme improbable, femme fatale incontournable, et sc&#232;ne de r&#233;v&#233;lation interminable. Il embarque son lecteur dans un Porto mi-r&#233;aliste mi-fantasm&#233;, le m&#232;ne par le bout du nez et de son style tout en grandiloquence absurde. L'impayable super Mario emporte la mise au final, mais on se dit tout de m&#234;me que pass&#233; l'effet de surprise, il faudra pour la suite de ses enqu&#234;tes intrigue un tantinet plus charpent&#233;e et palpitante pour s'assurer d'une fid&#233;lit&#233; autre que bienveillante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Genesis</title>
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		<description>Karin Slaughter appartient &#224; la famille des &#171; grands &#187; faiseurs am&#233;ricains, cousine d'Harlan Coben et autre James Patterson. Depuis douze ans, elle dore donc sa r&#233;putation au rythme d'un roman par an. Ce Genesis, sorti en 2009 aux Etats-Unis, est d&#233;j&#224; un lointain souvenir pour notre Karin, deux nouveaux titres ayant depuis alourdis l'&#233;tag&#232;re de sa biblioth&#232;que personnelle. Mais p&#232;se-t-elle vraiment, l'&#339;uvre de la Georgienne ? Elle publie &#171; des ouvrages &#224; succ&#232;s (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_760 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH183/Genesis-46044.jpg' width='120' height='183' alt=&quot;&quot; style='height:183px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Karin Slaughter appartient &#224; la famille des &#171; grands &#187; faiseurs am&#233;ricains, cousine d'Harlan Coben et autre James Patterson. Depuis douze ans, elle dore donc sa r&#233;putation au rythme d'un roman par an. Ce &lt;i&gt;Genesis&lt;/i&gt;, sorti en 2009 aux Etats-Unis, est d&#233;j&#224; un lointain souvenir pour notre Karin, deux nouveaux titres ayant depuis alourdis l'&#233;tag&#232;re de sa biblioth&#232;que personnelle. Mais p&#232;se-t-elle vraiment, l'&#339;uvre de la Georgienne ? Elle publie &#171; des ouvrages &#224; succ&#232;s &#187; de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, nous assure son &#233;diteur fran&#231;ais. Succ&#232;s visiblement moindre de par chez nous. Sans doute est-ce la raison du tonitruant bandeau qui enveloppe &lt;i&gt;Genesis&lt;/i&gt; sur nos rayonnages : &#171; le serial killer le plus terrifiant depuis Hannibal Lecter &#187;. Dame ! La promesse est all&#233;chante. Sauf que. Karin Slaughter n'est pas la premi&#232;re &#8211; ni la derni&#232;re &#8211; &#224; s'essouffler sur cette vaine poursuite du plus horrible et terrible des m&#233;chants tueurs qui fait trop trop peur. Dans Genesis, son serial-killer de service creuse donc un vilain trou dans lequel il enferme ses victimes, les torture avec divers objets pointus- tranchants-br&#251;lants, les &#233;lectrocute un brin, leur arrache &#224; l'occasion une c&#244;te, et attention attention, fa&#238;tes sortir les enfants, les oblige &#224; boire&#8230; du Destop. Non ! Si. C'est ignoble. Un animal pire qu'Hannibal. Si le grotesque est de la partie, le fameux tueur en revanche lui ne l'est gu&#232;re. Car comble de tout, l'inf&#226;me n'apparait quasiment jamais dans l'histoire. Cherche ce double de Lecter, lecteur ! Coucou le voil&#224; sur la fin, ses motivations exp&#233;di&#233;es en deux trois chapitres juste avant le d&#233;nouement. Dont on se moque de toute fa&#231;on, Karin Slaughter ne s'occupant que distraitement de faire monter le suspense. L'intrigue avance au ralenti, et les deux h&#233;ros finissent par tomber par hasard sur leur assassin d'exception. Slaughter pr&#233;f&#232;re visiblement nous raconter par le menu les heurts et malheurs de ses personnages. Mais elle tire souvent &#224; la ligne, rarement convaincante, surtout avec son Will Trent, son flic sado-masochiste qui en est pourtant l&#224; &#224; sa troisi&#232;me aventure. Avec beaucoup moins d'&#233;paisseur que ce &lt;i&gt;Genesis&lt;/i&gt; grassouillet (il est pourtant question d'anorexie, aussi). Karin Slaughter appartient bien &#224; la famille des Coben et des Patterson. On peut lire autre chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Scintillation</title>
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		<description>On meurt dans l'Intraville. On meurt empoisonn&#233;. Et on l'accepte. C'est &#224; cause de l'ancienne usine chimique, l&#224;-bas. Cette zone contamin&#233;e pour toujours, toute la presqu'&#238;le pourrie, terre de mutants et d'horreurs biologiques. Les ouvriers de l'Intraville lui doivent tout. Elle le leur rend bien. Cr&#232;ve, serviteur. Du c&#244;t&#233; de l'Extraville, l'autre quartier, celui des d&#233;cideurs, on ne s'&#233;meut gu&#232;re. Tout cela est dans la logique des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_759 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH183/Scintillation-4a97b.jpg' width='120' height='183' alt=&quot;&quot; style='height:183px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
On meurt dans l'Intraville. On meurt empoisonn&#233;. Et on l'accepte. C'est &#224; cause de l'ancienne usine chimique, l&#224;-bas. Cette zone contamin&#233;e pour toujours, toute la presqu'&#238;le pourrie, terre de mutants et d'horreurs biologiques. Les ouvriers de l'Intraville lui doivent tout. Elle le leur rend bien. Cr&#232;ve, serviteur. Du c&#244;t&#233; de l'Extraville, l'autre quartier, celui des d&#233;cideurs, on ne s'&#233;meut gu&#232;re. Tout cela est dans la logique des choses. On s'int&#233;resse surtout &#224; cette bande c&#244;ti&#232;re qu'il s'agirait bien de r&#233;habiliter. Ou de faire semblant de, du moment que tombent les subventions promises. Un petit grain de sable cependant qui grippe la machine : les enfants qui disparaissent, l&#224;-bas, dans le no man's land. Cinq au total. Mauvais pour les affaires. A &#233;touffer le plus possible. Le dernier roman de John Burnside ne manque pas d'&#233;l&#233;ments pour tisser une intrigue bien tortur&#233;e. Mais ce n'est pas ce qui int&#233;resse notre bonhomme. Burnside adopte plusieurs points de vue sur cette histoire (un flic municipal, sa femme, un affairiste v&#233;reux, etc.), privil&#233;giant surtout celui de Leonard, ado solitaire de 15 ans amoureux des livres. Le moins que l'on puisse dire est que chacun porte un regard d&#233;cal&#233; sur cette sombre histoire. Burnside attrape son lecteur, le perd au milieu de ses sables mouvants &#224; force de digressions, l'&#233;tonne puis l'accable. On marche gr&#226;ce &#224; la formidable &#233;criture de l'auteur, &#224; la fois fluide et collante, unique. On s'&#233;nerve parfois de se laisser ainsi mener par le bout du nez, surtout par un gamin de 15 ans dont les r&#233;flexions et les r&#233;f&#233;rences litt&#233;raires et cin&#233;matographiques ne sont &#233;videmment pas de son &#226;ge, mais on suit jusqu'au bout cette m&#233;ditation sur la fa&#231;on d'avancer, de s'enthousiasmer quand m&#234;me dans un univers condamn&#233;. On soupire, on s'arr&#234;te en plein brouillard, on aper&#231;oit une trou&#233;e, on veut croire la sortie proche, on fonce, on ne se heurte pas vraiment &#224; quelque chose, juste on tr&#233;buche, on s'affale, un peu groggy. On se retourne sur le dos, on ferme les yeux, on se convainc que demain peut-&#234;tre&#8230;Voil&#224; le type d'impressions que procure &lt;i&gt;Scintillation&lt;/i&gt;. Une &#233;trange exp&#233;rience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Glac&#233;</title>
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		<description>Pour un premier roman, on peut bien s&#251;r faire preuve d'indulgence. On peut aussi pester contre ces &#233;diteurs qui ne font pas leur travail et qui ne renvoient pas leurs auteurs &#224; leur clavier quand une r&#233;&#233;criture pour le moins s'impose. On peut &#233;galement tomber des nues quand le premier roman en question d&#233;croche le prix polar de Cognac, r&#233;compense pr&#233;tendant honorer justement de &#171; vraies &#233;critures &#187;. Ce n'est certainement pas le style de Bernard Minier qui &#233;merge des 553 (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_758 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH191/Glace-c7dd5.gif' width='120' height='191' alt=&quot;&quot; style='height:191px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Pour un premier roman, on peut bien s&#251;r faire preuve d'indulgence. On peut aussi pester contre ces &#233;diteurs qui ne font pas leur travail et qui ne renvoient pas leurs auteurs &#224; leur clavier quand une r&#233;&#233;criture pour le moins s'impose. On peut &#233;galement tomber des nues quand le premier roman en question d&#233;croche le prix polar de Cognac, r&#233;compense pr&#233;tendant honorer justement de &#171; vraies &#233;critures &#187;. Ce n'est certainement pas le style de Bernard Minier qui &#233;merge des 553 pages de ce &lt;i&gt;Glac&#233;&lt;/i&gt;. Les clich&#233;s et les facilit&#233;s s'empilent, surtout quand il s'agit de jouer les &#171; page turner &#187; de service. Exemple : &#171; L'avertissement &#233;tait aussi clair que la nuit &#233;tait obscure : quelqu'un, dans cette vall&#233;e, ne voulait pas qu'il enqu&#234;te plus loin. Quelqu'un ne voulait pas qu'il d&#233;couvre la v&#233;rit&#233;. Mais de quelle v&#233;rit&#233; s'agissait-il ? &#187;. Damned. La plupart des personnages sont aussi vides que ces formules creuses. Seul Servaz, le flic de service, finit par exister au bout de 400 pages. Son coll&#232;gue Esp&#233;randieu est un juke-box ambulant (&#171; Esp&#233;randieu &#233;coutait The Raconteurs chanter Mary Shades of Black quand le t&#233;l&#233;phone sonna &#187;), typique des petits d&#233;fauts de jeunesse qu'un &#233;diteur doit gommer. L'intrigue ? Casse gueule &#224; partir du moment o&#249; il s'agit de meurtres en s&#233;rie, et que dans le paysage appara&#238;t un institut psychiatrique emprisonnant les pires tueurs de la plan&#232;te, dont un c&#233;l&#233;brissime et diabolique ancien magistrat suisse que visite bient&#244;t l'autre personnage phare du roman, une psychologue prometteuse mais d&#233;butante. C'est tout de m&#234;me beaucoup de r&#233;f&#233;rences dont il est difficile de se d&#233;marquer. Pourquoi ce choix ? Comme la mise en place de l'enqu&#234;te patine pendant 150 pages, que l'affaire avance ensuite &#224; grands coups de r&#233;v&#233;lations lourdingues, et que l'&#233;pilogue sombre dans le grand-guignolesque, on peine &#224; sauver quelque chose. Si, peut-&#234;tre le d&#233;cor, cette vall&#233;e des Pyr&#233;n&#233;es oppressante &#224; souhait que l'auteur visiblement conna&#238;t bien. Bernard Minier doit sortir un nouveau thriller au printemps 2012. Sa marge de progression est &#233;norme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le retour de Silas Jones</title>
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		<description>Et de trois. Apr&#232;s la fresque br&#251;lante (La Culasse de l'enfer), la chevauch&#233;e baroque (Smonk), Tom Franklin nous revient avec un d&#233;j&#224; classique du genre. Un roman noir du Sud, magnifique histoire de deux hommes si loin si proche, Silas Jones et Larry Ott. Le premier est du c&#244;t&#233; de la loi, constable de son &#233;tat, ancien joueur de base-ball prometteur et d&#233;sormais pr&#233;pos&#233; &#224; la circulation, assurant la sortie de la grande scierie locale. Le deuxi&#232;me est Larry le Pourri, depuis son (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_753 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH181/silasjones-915d8.jpg' width='120' height='181' alt=&quot;&quot; style='height:181px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Et de trois. Apr&#232;s la fresque br&#251;lante (&lt;i&gt;La Culasse de l'enfer&lt;/i&gt;), la chevauch&#233;e baroque (&lt;i&gt;Smonk&lt;/i&gt;), Tom Franklin nous revient avec un d&#233;j&#224; classique du genre. Un roman noir du Sud, magnifique histoire de deux hommes si loin si proche, Silas Jones et Larry Ott. Le premier est du c&#244;t&#233; de la loi, constable de son &#233;tat, ancien joueur de base-ball prometteur et d&#233;sormais pr&#233;pos&#233; &#224; la circulation, assurant la sortie de la grande scierie locale. Le deuxi&#232;me est Larry le Pourri, depuis son adolescence et ce triste jour o&#249; sa premi&#232;re sortie avec sa premi&#232;re conqu&#234;te se termine par la disparition inexpliqu&#233;e de la belle. Pas de preuve impliquant Larry, mais la rumeur fait l'affaire. Et depuis le Pourri vit seul dans sa baraque, avec ses livres d'horreur, ouvre tous les jours son garage o&#249; plus aucun client ne s'arr&#234;te. Mais voil&#224; qu'un matin Larry prend une balle dans le buffet. Tentative de meurtre ? De suicide ? En rapport avec la disparition d'une nouvelle jeune fille, &#233;cho sinistre au drame d'antan ? Voil&#224; pos&#233;e l'intrigue. Pour le d&#233;cor, c'est donc le Sud et la toile de fond raciale, aujourd'hui comme hier ou presque. Qu'est-ce qui lie Silas et Larry ? L'enfance et la couleur de leur peau. Silas est noir, Larry est blanc. Et tout vient de l&#224;. Tout s'explique par l&#224;. Ce qui pouvait se faire ou pas, se dire ou pas, se montrer ou pas. M&#234;me dans les ann&#233;es 1980. Les blessures perdurent bien s&#251;r. La boue persiste sous la surface. Silas et Larry le savent. Des secrets, ils en partagent. Et d'autres jamais &#233;chang&#233;s, des aveux toujours diff&#233;r&#233;s. Qui rongent et fouillent les &#234;tres. Se taire et essayer d'oublier ? Evidemment non. Le retour de Silas Jones est un formidable roman du remord. Tom Franklin le ma&#238;trise avec une remarquable &#233;conomie de moyens, assez sid&#233;rante apr&#232;s la d&#233;bauche foutraque de &lt;i&gt;Smonk&lt;/i&gt;. Son &lt;i&gt;Retour...&lt;/i&gt; est comme ses personnages : assez taiseux, mais d'autant plus fort. Avec un final &#233;blouissant d'humanit&#233;. Belle r&#233;ussite. Une de plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le D&#233;vouement du suspect X</title>
		<link>http://www.polars.org/spip.php?article418</link>
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		<description>Ishigami est math&#233;maticien. G&#233;nial. Mais sa vie n'est qu'addition de petits riens, routine vaine, ennui profond. Ishigami s'en contente, parce qu'un crayon et du papier lui suffisent pour s'&#233;chapper dans son monde de signes et d'&#233;quations. Et puis aussi parce qu'il est amoureux de sa voisine. Une gentille voisine, qui voit tout soudain son ancien mari violent revenir la tourmenter et menacer sa fille. Affolement et assassinat. Pas de panique : (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_752 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH191/Devouementdususpectx-71842.jpg' width='120' height='191' alt=&quot;&quot; style='height:191px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Ishigami est math&#233;maticien. G&#233;nial. Mais sa vie n'est qu'addition de petits riens, routine vaine, ennui profond. Ishigami s'en contente, parce qu'un crayon et du papier lui suffisent pour s'&#233;chapper dans son monde de signes et d'&#233;quations. Et puis aussi parce qu'il est amoureux de sa voisine. Une gentille voisine, qui voit tout soudain son ancien mari violent revenir la tourmenter et menacer sa fille. Affolement et assassinat. Pas de panique : Ishigami intervient, pose les donn&#233;es, invente une solution. Avec sa logique imparable, ses op&#233;rations complexes. A la police de se casser la t&#234;te sur le probl&#232;me. &lt;i&gt;Le D&#233;vouement du suspect X&lt;/i&gt; est donc un roman &#224; &#233;nigme. Mais on peine &#224; &#233;crire &#171; classique &#187;, tant Keigo Higashino impose son ton dans cette affaire assez banale, comme dans son &#233;trange roman pr&#233;c&#233;demment, &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.polars.org/spip.php?article401' class='spip_in'&gt;La Maison o&#249; je suis mort autrefois&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. On pourrait regretter le manque de chair de certains personnages, r&#233;duire le roman &#224; un exercice de style virtuose mais froid. Sauf que. Cette esp&#232;ce de flou autour des &#234;tres, de leurs motivations, participe au charme v&#233;n&#233;neux de l'intrigue d'Higashino. M&#234;me avec cette histoire de logique pure, de puzzle qui se d&#233;voile pi&#232;ce apr&#232;s pi&#232;ce, l'auteur parvient &#224; cr&#233;er une ambiance trouble, inqui&#233;tante, ou en dehors des flics assez lisses (&#231;a change), chaque protagoniste r&#233;v&#232;le par intermittence quelque perturbante monstruosit&#233;. Se dessine progressivement la qu&#234;te abstraite d'Ishigami, vertigineuse perfection presque atteinte si n'&#233;tait l'inquantifiable variable humaine, insupportable. Ce roman du non-dit, du fantasme de contr&#244;le absolu, se termine sur un cri d&#233;chirant, irr&#233;pressible, un ab&#238;me de douleur assez traumatisant. Higashino impressionne et confirme : auteur &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'impasse</title>
		<link>http://www.polars.org/spip.php?article417</link>
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		<dc:creator>JLF</dc:creator>



		<description>Voil&#224;. On pressentait la chute &#224; venir dans le pr&#233;c&#233;dent et superbe r&#233;cit de Gene Kerrigan, Le ch&#339;ur des paum&#233;s. On voyait bien que le bolide irlandais fon&#231;ait dans L'Impasse, titre du dernier roman du bonhomme. Oui, la crise est pass&#233;e par l&#224;, et les l&#233;zardes mises &#224; jour dans Le ch&#339;ur des paum&#233;s se sont forc&#233;ment &#233;largies, minant tout l'&#233;difice social. Le g&#226;teau est tout rabougri, mais les plus voraces aiguisent leurs app&#233;tits. Au royaume des voyous, business is (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_749 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH175/L_impasse-e86c3.jpg' width='120' height='175' alt=&quot;&quot; style='height:175px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Voil&#224;. On pressentait la chute &#224; venir dans le pr&#233;c&#233;dent et superbe r&#233;cit de Gene Kerrigan, &lt;i&gt;Le ch&#339;ur des paum&#233;s&lt;/i&gt;. On voyait bien que le bolide irlandais fon&#231;ait dans &lt;i&gt;L'Impasse&lt;/i&gt;, titre du dernier roman du bonhomme. Oui, la crise est pass&#233;e par l&#224;, et les l&#233;zardes mises &#224; jour dans &lt;i&gt;Le ch&#339;ur des paum&#233;s&lt;/i&gt; se sont forc&#233;ment &#233;largies, minant tout l'&#233;difice social. Le g&#226;teau est tout rabougri, mais les plus voraces aiguisent leurs app&#233;tits. Au royaume des voyous, business is business aussi, et quand un chef de gang d&#233;cide de lancer une OPA sur les petites entreprises concurrentes, les flingues s'&#233;chappent des attach&#233;s case et les n&#233;gociations se font exp&#233;ditives. Pas de piti&#233; &#224; Truandland, pas plus que dans le monde des affaires. Les mafieux de L'impasse sont des entrepreneurs comme les autres, nous raconte Kerrigan. Perdu dans ce bal des ordures, le h&#233;ros Danny Callaghan ne veut surtout pas entrer dans la danse. V&#339;u pieu &#233;videmment. Tu marches ou tu cr&#232;ves, c'est le syst&#232;me mon gar&#231;on. Sombre veine, que creuse toujours plus Kerrigan d'un roman l'autre. Ses coups de pioche dans &lt;i&gt;L'Impasse&lt;/i&gt; sont plus violents qu'auparavant, et il gagne en force ce qu'il perd sans doute en subtilit&#233;. La d&#233;ch&#233;ance de son juste dans Le ch&#339;ur des paum&#233;s &#233;tait finalement plus puissante que le fatal engrenage qui broie Callaghan ici. Mais L'impasse reste convaincant, notamment dans son style cin&#233;matographique (jusqu'&#224; la construction, avec sa troisi&#232;me partie : Au commencement, tr&#232;s tarantinesque, comme la couvertue en &#233;cho &#224; &lt;i&gt;Reservoir dogs&lt;/i&gt; choisie par l'&#233;diteur), o&#249; l'on retrouve l'influence des films noirs des ann&#233;es 1940 (comme le mentionne la quatri&#232;me de couverture) mais aussi de ceux de Scorcese et des fr&#232;res Coen (l'humour en moins). Kerrigan : un auteur plus que jamais &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>En m&#233;moire de la for&#234;t</title>
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		<dc:date>2011-11-27T14:14:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>Sonatine croit en ce roman. Sinc&#232;rement. Pour l'&#233;diteur, s'il faut soutenir un seul titre dans son catalogue pour le deuxi&#232;me semestre 2011, En m&#233;moire de la for&#234;t s'impose comme une &#233;vidence. Une r&#233;v&#233;lation. Alors en avant la Grosse Bertha commerciale : en quatri&#232;me de couverture, En m&#233;moire de la for&#234;t devient un &#171; thriller hors normes &#187; dont l'auteur est &#171; d&#233;c&#233;d&#233; brutalement apr&#232;s avoir remis le manuscrit &#187; en 1996. Charles T. Powers ne sonne pas tellement (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_748 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH188/Enmemoireforet-b3c68.jpg' width='120' height='188' alt=&quot;&quot; style='height:188px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Sonatine croit en ce roman. Sinc&#232;rement. Pour l'&#233;diteur, s'il faut soutenir un seul titre dans son catalogue pour le deuxi&#232;me semestre 2011, &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; s'impose comme une &#233;vidence. Une r&#233;v&#233;lation. Alors en avant la Grosse Bertha commerciale : en quatri&#232;me de couverture, &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; devient un &#171; thriller hors normes &#187; dont l'auteur est &#171; d&#233;c&#233;d&#233; brutalement apr&#232;s avoir remis le manuscrit &#187; en 1996. Charles T. Powers ne sonne pas tellement su&#233;dois, mais le syndrome &lt;i&gt;Millenium&lt;/i&gt; peut s'en passer. Les deux arguments sont repris par la Fnac qui dans son catalogue d'avant No&#235;l propulse &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; &#171; Coup de c&#339;ur &#187;. Bien. Imaginons maintenant l'amateur de thriller haletant se jetant sur le roman en frissonnant d'aise par avance. A la page 50, il dort. Le lendemain matin, il s'empresse de revendre &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; chez Gibert pour relire le dernier Grang&#233;. L'effet pervers d'une politique commerciale inepte. Si En m&#233;moire de la for&#234;t est &#171; un thriller hors normes &#187;, c'est parce le roman n'est absolument pas un thriller. Le rythme est d'une formidable lenteur, conforme au brouillard d'incertitude qui tombe sur le petit bourg polonais de Jadowia au tournant des ann&#233;es 1990. Personne ne sait trop, personne ne voit rien. Pass&#233; trouble, pr&#233;sent chancelant, avenir flou. Une phase de transition o&#249; ceux qui se piquent d'ordre nouveau seront bient&#244;t pri&#233;s d'aller se faire oublier ailleurs. La Pologne, toujours au mieux en zone grise. L&#224;-dessus, un meurtre. Dont on se fout bient&#244;t totalement. Et dont l'auteur pouvait d'ailleurs tout aussi bien se passer. L'enqu&#234;te du gentil paysan Leszek, sympathique personnage &#224; l'intellectualisme agricole tout de m&#234;me un brin suspect ? Elle m&#233;nage un suspense qui ne parviendrait m&#234;me pas &#224; essouffler Derrick. Alors quoi ? &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; est pourtant un assez beau roman, parfois un peu long et ennuyeux, mais qui souvent r&#233;ussit &#224; faire sourdre cette inqui&#233;tude indiscernable face &#224; l'Histoire qui se construit sur des ruines fumantes, alors qu'aucun compte n'est sold&#233;, jamais. Tourner la page du communisme en &#233;purant les ma&#238;tres d'hier ne fait que remonter &#224; la surface les enterr&#233;s d'antan, les Juifs effac&#233;s de la m&#233;moire collective polonaise. On peut, bien s&#251;r, toujours avancer sur des mensonges. Mais la route est sale, boueuse, on s'enfonce, on s'use. Mieux vaut s'arr&#234;ter, s'asseoir, regarder la v&#233;rit&#233; en face. La douloureuse v&#233;rit&#233;. Voil&#224; : &lt;i&gt;En m&#233;moire de la for&#234;t&lt;/i&gt; raconte &#8211; plut&#244;t bien - cette douleur l&#224;. Et pas autre chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;solations</title>
		<link>http://www.polars.org/spip.php?article415</link>
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		<dc:date>2011-11-07T15:50:39Z</dc:date>
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		<description>Un chapitre, un chapitre &#224; peine, et l'on sait que toute cette affaire est formidablement mal embarqu&#233;e. Il n'en faut pas plus &#224; David Vann, auteur de l'inaugural et saisissant Sukkwan Island en 2010, pour planter son r&#233;cit. Une histoire de couples avec des projets foireux comme autant de bou&#233;es de sauvetage, mais qui finiront par chavirer et couler &#224; pic. In&#233;luctablement. L'entr&#233;e en mati&#232;re de D&#233;solations est un chef d'&#339;uvre au noir. Tout est de toute (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_747 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH175/Desolations-cc9e1.jpg' width='120' height='175' alt=&quot;&quot; style='height:175px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Un chapitre, un chapitre &#224; peine, et l'on sait que toute cette affaire est formidablement mal embarqu&#233;e. Il n'en faut pas plus &#224; David Vann, auteur de l'inaugural et saisissant &lt;i&gt;Sukkwan Island&lt;/i&gt; en 2010, pour planter son r&#233;cit. Une histoire de couples avec des projets foireux comme autant de bou&#233;es de sauvetage, mais qui finiront par chavirer et couler &#224; pic. In&#233;luctablement. L'entr&#233;e en mati&#232;re de &lt;i&gt;D&#233;solations&lt;/i&gt; est un chef d'&#339;uvre au noir. Tout est de toute fa&#231;on plomb&#233; par une enfance maudite, un traumatisme initial absolument fatal, et sinistrement reproductible. Alors bien s&#251;r les personnages s'agiteront. Tenteront de construire. Une cabane ridicule et de guingois sur une &#238;le perdue d'un lac en Alaska. Un mariage fantasm&#233; mais sans r&#233;el d&#233;sir. Tout est dit des &#233;checs &#224; venir d&#232;s les premi&#232;res pages. A quoi bon essayer ? A quoi bon lire ? C'est toute la force de David Vann. Nous pousser sur ce chemin balis&#233;, jusqu'au bout du bout qui ne peut nous surprendre, l&#224; bas, derri&#232;re le rideau de pluie. Le lecteur est comme les personnages. Il sait. Mais il avance. Voyons voir comment. Et l'exploration est &#224; la hauteur. Ent&#234;tement imb&#233;cile, incompr&#233;hension g&#233;n&#233;rale, renoncement veule, enthousiasme infantile, la famille accumule. On lit. On se laisse maltraiter. Le cadre n'en peut mais. La nature, omnipr&#233;sente, comme une consolation parfois, comme une mal&#233;diction pareil. Ni bonne ni mauvaise. Juste la nature, pure et sauvage. T&#233;moin neutre. Crime &#224; venir ? Forc&#233;ment. La r&#233;alisation est d'une belle perversit&#233;. On referme ce roman sans &#233;chappatoire profond&#233;ment d&#233;sol&#233;. Contrat parfaitement rempli.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mis&#233;ricorde</title>
		<link>http://www.polars.org/spip.php?article414</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.polars.org/spip.php?article414</guid>
		<dc:date>2011-11-01T22:02:26Z</dc:date>
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		<description>Prix du meilleur polar scandinave. Le bandeau rouge, d'entr&#233;e, plus refroidissant qu'autre chose. Des polars scandinaves, on s'en avalanche des tonnes depuis quelques ann&#233;es. Et, pour tout dire, d'&#234;tre ainsi enseveli nous donnerait plut&#244;t des envies de d&#233;sert aride. La nordique production surexploit&#233;e ? Tr&#232;s souvent, une b&#251;che glac&#233;e indigeste ou sans saveur. Alors Mis&#233;ricorde ? Un produit correct, qui ne vaut ni de s'&#233;nerver ni de sauter au plafond. Avec, dans (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_746 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:120px;'&gt;
&lt;img src='http://www.polars.org/local/cache-vignettes/L120xH174/Misericorde-9d0a4.jpg' width='120' height='174' alt=&quot;&quot; style='height:174px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Prix du meilleur polar scandinave. Le bandeau rouge, d'entr&#233;e, plus refroidissant qu'autre chose. Des polars scandinaves, on s'en avalanche des tonnes depuis quelques ann&#233;es. Et, pour tout dire, d'&#234;tre ainsi enseveli nous donnerait plut&#244;t des envies de d&#233;sert aride. La nordique production surexploit&#233;e ? Tr&#232;s souvent, une b&#251;che glac&#233;e indigeste ou sans saveur. Alors &lt;i&gt;Mis&#233;ricorde&lt;/i&gt; ? Un produit correct, qui ne vaut ni de s'&#233;nerver ni de sauter au plafond. Avec, dans le r&#244;le des enqu&#234;teurs, un tandem gentiment d&#233;cal&#233; : le flic tout seul, t&#234;te de lard difficilement g&#233;rable, classique on ne peut plus, mais sauv&#233; par son acolyte collant, homme de m&#233;nage aux talents d&#233;poussi&#233;rants, le s&#233;millant Hafez el Assad. La paire est &#171; improbable &#187;, prend bien soin de souligner la quatri&#232;me de couverture. Le duo est m&#234;me trop improbable, mais glissons. Nos amis se chargent d'enqu&#234;tes irr&#233;solues, et reviennent donc sur la disparition d'une femme politique en vue cinq ans plus t&#244;t. Fichtre ! La dame serait-elle s&#233;questr&#233;e depuis des lustres ? Sans doute, et de fort perverse mani&#232;re. Aussi cr&#233;dible qu'Hannibal Lecter d&#233;cidant de se mettre au point de croix, mais glissons encore. Pour un thriller r&#233;ussi, il faut un brin d'effroi bien frais, alors si c'est original, on peut s'amuser en toute invraisemblance. Le coupable et ses mobiles ? Allez, quand il d&#233;barque dans le r&#233;cit, on le rep&#232;re imm&#233;diatement, mais glissons &#224; nouveau. Avec son style parfaitement impersonnel, &lt;i&gt;Mis&#233;ricorde&lt;/i&gt; se lit quand m&#234;me, comme on regarde un &#233;pisode du Mentalist. Cerveau disponible, en se laissant porter, endormir. Les personnages, l'intrigue, et toutes ses pistes ouvertes qui permettront de nourrir les prochains &#233;pisodes d&#233;j&#224; annonc&#233;s, sont d'assez grosses ficelles. Mais on tend les poign&#233;es. Pour autant : prix du meilleur polar scandinave ? Sans rire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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